C'est le grand jour, le Cd Wipidoup est enfin disponible en ligne, qu'on se le dise....
Infaillible contre les jambes lourdes et la mauvaise humeur,
Wipidoup est un remède, une potion magique, concoctée par trois alchimistes bien connus : Gildas Le Buhé, Pierrig Tardivel et Régis Huiban.
Poison violent ou drogue légale des Festoù noz, leur mixture, bien dosée entre chant magnétique et musique de transe, est le véritable opium du danseur.
avec Gildas le Buhé : chant et saxophone
Régis Huiban : Accordéon chromatique et accordina
Pierre Tardivel : basse, contrebasse, bigouden'goni
la participation de Philippe Gloaguen : guitare
et une prise de son et un mixage par Julien Le Vu
Contact Wipidoup : www.myspace.com/wipidoup
Bravo Trad Mag N°127
Wipidoup "L'opium du danseur" Où l'on retrouve Régis Huiban plus trad' qu'à l'accoutumée, accompagné de Gildas le Buhé (sax, chant), Pierre Tardivel (basse, contrebasse), Philippe Gloaguen (guitare). Dès les premières notes, on sent que l'on a affaire à un groupe qui va vous dérouiller les jambes. le parquet s'enflamme sous les pieds des danseurs. La musique caresse les oreilles. La rytmique est irréprochable. Tous les ingrédients d'un fest-noz festif sont en place. Wipidoup distribue une drogue à danser digne des plus grands groupes de festou-noz.
Thierry Laplaud
Chronique du cd par Jean luc Matte d'Infomumuses
Un CD de musique bretonne produit et diffusé par un petit label du Nord, n'allez pas penser qu'il s'agit d'expatriés ou de folkeux locaux amateurs de fest-noz… D'ailleurs il suffit de mettre l'album sur la platine pour entendre de suite que l'accent (au sens propre sur les chansons et au sens figuré pour les instrumentaux) traduit un enracinement profond.
Je n'ai lu la pochette qu'après la première écoute et je n'ai pas été surpris de retrouver, au sein de ce trio dont je n'avais jamais eu connaissance, les noms bien connus de Régis Huiban, Gildas Le Buhé et Pierre Tardivel.
Ce CD de musique à danser possède pour moi une qualité fondamentale : la pulsation, l'énergie, émanent directement de l'interprétation des lignes mélodiques par l'accordéon et le saxo (ou le chant) : nul besoin de section rythmique, mais quelle cadence : impossible de ne pas avoir de fourmis dans les pieds à l'écoute, et pas seulement dans les pieds d'ailleurs, de ne pas ressentir par tout le corps le mouvement de chaque danse. Et lorsque j'évoque le mouvement de la danse, c'est toujours celui de la danse en question sur chaque plage, impossible à confondre avec aucun autre : c'est à cela que je pensais ci-dessus en parlant d'accent instrumental : bien plus profond et difficile à reproduire que des sonorités. D'ailleurs ces dernières ne sont pas forcément celles les plus typique de la musique bretonne : accordéon chromatique et saxo….Mais, pour en revenir à cette cadence traduite dans l'interprétation mélodique, si Pierre Tardivel assure bien un accompagnement à la basse ou contrebasse, celui-ci demeure très discret et davantage harmonique, de même que l'accordéon semble réduit à une main droite, essentiellement mélodique, même si elle plaque de temps à autres quelques accords pour relancer encore la cadence derrière le saxo. Ce dernier possède une sonorité un peu rauque (c'est un sax ténor) qui convient parfaitement à cet usage. Le répertoire des danses puise aux divers pays bretons, et s'y ajoute une délicieuse marzuka aux allures de java.
L'avant dernière plage est une pause pour les danseurs : " Iann Nikolaz " tient davantage de la complainte et permet d'entendre, derrière la voix de Gildas Le Buhé, le jeu de guitare inventif de Philippe Gloaguen présent en invité et Régis Huiban à l'accordina. Je n'ai pas souvent l'occasion de vous chroniquer des CDs bretons, mais des comme celui-ci c'est vraiment un plaisir…
JL Matte
http://musette.free.fr/
Critique de l'album l'Opium du danseur, rédigée par Hugo Aribart, dans Musique bretonne N°214 (mai/juin 2009) édité par Dastum : Wipidoup "L'Opium du Danseur"
A l'attention des amateurs de musique à danser qui pensent qu'une bonne musique peut aussi s'écouter tranquillement chez soi ou ailleurs, il convient de signaler cette galette comme l'une des meilleures parues ces dernières années. Et pan !
Ceci étant posé, voyons cela de plus près... Il est facile, avec ce disque, de tomber dans le piège du bavardage laudatif où se succèderaient les "excellent", les "formidable", tant il donne ou redonne goût à la danse et à la musique qui la porte. Le choix des thèmes, la finesse et la qualité d'interprétation, le son, tout, dans L'Opium du Danseur, contribue à générer une nouvelle addiction. Toutefois, ce ne serait pas faire honneur au trio Wipidoup que d'en rester là, au moins pour convaincre et rassurer un public qui, ces derniers temps, est souvent resté sur sa faim à l'écoute des disques de groupes dits "de fest-noz".
Voilà bien longtemps qu'un groupe n'était pas venu donner la petite tocade qui vous extirpe d'une torpeur musicale que l'habitude incite à tolérer. Ainsi Wipidoup (un nom qui sonne un peu comme un be bop a lula sauce vannetaise) sonne le réveil des masses dansantes et c'est d'un bon pied qu'on se laisse entraîner par ces trois sorciers alchimistes, coupables d'une musique qui incite à la danse au-delà du raisonnable. Ce sont trois gaillards qui ne nous ont habitués à aucune médiocrité, aucun à-peu-près. Trois pointures qui connaissent le boulot mais qui savent aussi le faire dans la joie. Car cette musique respire la joie et c'est plus que salutaire en ces temps où l'austérité est devenue l'ordinaire de beaucoup d'esthétiques musicales (traditionnel compris).
Mon premier, Régis Huiban, tripote son chromatique avec une sensibilité qui ne dément pas depuis les chaudes heures de Tan Ba'n Ty jusqu'au Café Breton de Roland Becker. Mon second, Pierrick Tardivel, à la basse ou bigouden'goni, pose une rythmique toujours irréprochable, qui a largement contribué à asseoir la musique de Dibenn ou de Darhaou. Mon troisième, Gildas Le Buhé, développe un swing d'une insolente efficacité tant au saxophone qu'au chant, une cadence qui rendait déjà lumineuse la musique de Bill Ebet. Et mon quatrième... n'est pas venu, et c'est tant mieux car à trois, çà fonctionne extrêmement bien. Pas la peine d'en rajouter, sauf la délicate guitare de Philippe Gloaguen sur deux titres.
Wipidoup se pose comme une véritable incantation à la débauche de danses. Qui ne se précipite pas sur le plancher des danseurs tapera du pied ou dodelinera du chef dès les premières mesures. Le répertoire vannetais est fort bien représenté mais sans exclusive car on ne boude pas son plaisir à l'écoute de la suite plinn ou de la suite Loudéac... Et je ne vous parle pas de la gavotte ! Sans oublier, pour qui voudrait se reposer les jambes à défaut des oreilles, cette chanson extraite des collectes de Loeiz Herrieu.
Rien à jeter, donc. Il n'y a même pas une plage moyenne. Qui plus est, ces messieurs soignent le disign et l'univers surnaturel de leur musique, si bien faite qu'il est impossible de s'en lasser. Le duo saxophone-accordéon chromatique perdure et, enrichi de l'apport rythmique de la basse, continue à produire une musique énergique, rigoureuse mais légère, et tout à fait stimulante.
Le Canard Folk Septembre 2009 "Le disque du mois"
Du Breton d'aujourd hui, tout aussi envoûtant que jadis lmais avec d'autres instruments : un accordéon chromatique incisif très puissant dialogue avec le sax ou avec le chant, tandis qu'une basse bourdonne. Gildas Le Buhé, Régis Huiban et Pierre Tardivel, rejoints par Philippe Gloaguen pour les deux derniers morceaux, suspendent le temps pendant ces longues danses (plinn, andro, hanterdro, mazurka, rond de loudia....) mi-traditionnels, mi-composés par le groupe, les thèmes intemprorels font vibrer les parquets.